Trente ans en arrière ....

Je viens de recevoir un appel de ma mère, qui m'a ramenée à l'époque où j'étais en classe de CM1 à Grand-Quevilly, près de Rouen.
On téléphone chez ma mère : elle décroche, et au bout du fil, la personne qui se présente est la mère d'une de mes camarades de classe de CM1, Valérie.
Cette dame relève d'un grave accident de voiture, et en rangeant des papiers, une feuille est tombée par terre, elle la ramasse, c'est notre adresse à Toulouse que nous leur avions communiqué en 1976, lors de notre déménagement.
Ni une, ni deux, elle décide de téléphoner, malgré les remarques de son mari :
"Qu'est-ce que tu fais ? Elle ne doit plus habiter là, etc... !"
Hé si, ma mère y habite encore. Elle est restée une heure au téléphone. D'après ce qui s'est dit, j'avais laissé une trace durable dans le souvenir de Valérie. Et pourtant, on ne peut pas dire que l'on s'entendait très bien. On s'est souvent crêpé le chignon, oui, oui, oui...
Et de mon côté, je me souviens très bien d'elle. Très mince, blonde.
Mais c'est la seule qui m'ait écrit à Toulouse... Comme quoi, il ne faut jurer de rien. Et il me semble que j'ai toujours sa lettre.
Valérie est médecin aujourd'hui, et habite toujours en Normandie.
J'aurais peut-être un appel un de ces jours...

3 commentaires:

MarieH a dit…

Oh ben dis donc ! Native d'à Rouen, j'ai longtemps vécu à côté d'Elbeuf et maintenant je vis pas très loin de Toulouse.
J'ai eu aussi curieusement des nouvelles d'une copine de primaire. Pourtant je pensais qu'elle ne m'aimait pas. Elle m'avait planté son porte-plume dans la cuisse parce que j'avais trempé (trop tentant !)le bout de sa natte dans l'encrier. Mauvaise conscience peut-être...

nana a dit…

super ca , ca m est arrivé ce genre de truc c est genial !!!

kris a dit…

c'est curieux...ce sont souvent des perqonnes dnt on étaient pas si proches que ça qui essaient le plus de garder contact.... jolie histoire en tout cas!